INTERZONES / La Guerre des Lunes et autres récits

 

INTERZONES / La Guerre des Lunes et autres récits

 

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Tous mes textes et mes illustrations sont déposés à la SGDL et sont sous copyright.

 

 

Doma ZakĂ»ti. En arrière-plan, l’Esprit de Perdide, La Seconde Lune…

 

 

 

Mon premier roman (octobre 2016-juillet 2018)

 

La Guerre des Lunes

De profundis

 

 

En 2016, j’ai publiĂ© dans le Web un dessin et un poème baptisĂ©s Golgotha. Bien que leur ambiance ne soit en rĂ©sonance qu’avec un unique aspect de la Guerre des Lunes (les Tourmenteuses vorâni), ils furent le dĂ©clencheur qui me poussa Ă  rĂ©diger cette fantasy du genre sombre. Du dessin, j’ai fait plusieurs versions : toutes avaient en commun un mont sur lequel des tourmenteuses un rien aliens entourent une Croix des Supplices oĂą agonise une victime innocente (ou, du moins, qui ignore la raison de son châtiment)… Les lunes n’apparurent dans mon dessin qu’Ă  partir de la version 3 : c’est en leur nom qu’est martyrisĂ© le CrucifiĂ©. En 2016, j’Ă©coutais Ă©normĂ©ment de musique dark — la seule musique, selon moi, qui puisse accompagner Golgotha — le poème.

 

 

Bio express : De 1992 Ă  2016, quelques-uns de mes avatars correspondant Ă  mes diverses activitĂ©s de plasticien (Eden) et de webmaster (Martin Edenik) puis de raconteur d’histoires de SF sous mon vĂ©ritable nom. Ancien journaliste, je suis fan de science-fiction et de crĂ©ation. Depuis 2002, j'ai crĂ©Ă© plusieurs sites consacrĂ©s aux artistes, dont les dĂ©funts Aliens CafĂ© et Zone-61 (‘‘61’’ pour l’Orne)…

 

 

 

 

Ă€ l’origine, j’avais baptisĂ© mon roman Le Chant des Lunes. Puis je dĂ©couvris qu’une amie, Anne DuguĂ«l, alias Anne Liger-Belair, avait dĂ©jĂ  utilisĂ© ce titre pour un recueil de nouvelles. Il existe Ă©galement une autre Guerre des Lunes, d’oĂą l’ajout de mon sous-titre (De profundis).

 

 

La couverture de l’Ă©dition papier  — qu’on peut trouver chez Amazon.

 

 

 

 

 

Le Prière d’insĂ©rer

 

 

Quand le Pèlerin fait relâche au large de Terminus, trente annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis la fin de la guerre des InsectoĂŻdes. Le commandant-armateur HankĂ© Tanner ignore encore qu’il n’est pas tout Ă  fait humain. Ă€ la faveur d’un pèlerinage sur son monde natal, il rencontre sa tante hâppa, la troublante Doma ZakĂ»ti, qui lui apprend la mort de sa mère, Doma DĂ´ra, et lui transmet, lors d’un Chant, la mĂ©moire gĂ©nĂ©tique de son autre peuple. Il dĂ©couvre pendant ce rituel que deux Abominations menacent celles dont il partage dĂ©sormais la mĂ©moire. Tout en prĂ©parant l’expĂ©dition qui doit secourir le peuple de sa mère, il s’endurcit sous la houlette de la gĂ©ante Masse, une ancienne gloire des arenas qui le suivra jusqu’au Monde des Deux Lunes. D’autres se joindront Ă  lui : Kano Watanabe, la patronne du Bunker, qui veut suivre son amante hâppa, Doma ZakĂ»ti, Valentin YĂ», un dĂ©tective privĂ© et sa protĂ©gĂ©e, Lydia Dabrowska, une Sainte Zombie que l’Église Spirite a fait Ă©trangler. Et puis encore : SĹ“ur Zhonghuá, lucifĂ©rienne et agente de la MentalitĂ©, La Rochelle, un envoyĂ© de la Sapience Ĺ’cumĂ©nique qui embarquera avec une unitĂ© berserk de spatiomarines et deux filles-serpents pour le moins excentriques…

 

 

 

 

 

Un extrait du chapitre 18

 

Une crĂ©ature aux allures de libellule venait de se poser au milieu de la mare, sur un affleurement d’Ă©cailles, et les observait de son Ĺ“il unique, ailes Ă©ployĂ©es comme pour conserver son Ă©quilibre ou, peut-ĂŞtre, pouvoir s’envoler plus vite s’ils se montraient menaçants. D’une envergure Ă©gale Ă  deux mains d’homme, ses ailes translucides s’irisaient, crĂ©aient Ă  chacun de leur battement une palpitation de lumière, un chatoiement qui rappelait Ă  Valentin la fĂ©erie accompagnant le passage d’un vaisseau Ă  travers un champ de confinement atmosphĂ©rique.

 

— Une mâtikita, murmura Valentin. Un esprit-lumière.

 

FascinĂ©, il contemplait la petite crĂ©ature. DotĂ©e de quatre membres qui fusionnaient avec ses ailes, les nervuraient, elle Ă©tait toute transluciditĂ©, mais son corps, vaguement humanoĂŻde, se teintait d’un vert Ă©meraude dont Valentin ne pouvait dĂ©terminer s’il correspondait Ă  la couleur de ses entrailles ou s’il n’Ă©tait qu’un reflet de la mare. RassurĂ©e par leur immobilitĂ© et leur silence, la mâtikita plongea un museau pointu dans la flaque de sève et se mit Ă  laper en Ă©mettant de petits soupirs de satisfaction.

 

 

 

 

La version 3, définitive. Avec Doma Zakûti en deux exemplaires…

 

 

 

 

Un extrait du chapitre 20

 

Quelque chose en lui s’Ă©tonnait de ce que son environnement ne fĂ»t qu’obscuritĂ© et qu’il pĂ»t y marcher sans heurter jamais le moindre obstacle. Et puis, que signifiait cette vision d’une forĂŞt qui lui apparaissait, par flashes, alĂ©atoire et trop brève pour qu’il pĂ»t distinguer si elle Ă©tait rĂ©miniscence ou vrai souvenir ? Il entrevoyait des arbres gĂ©ants et des flaques d’eau rouge, des abysses d’ombre, des entrelacs de lianes et des tunnels traversant de prodigieux chaos de racines. Et puis des fĂ»ts Ă©cailleux, d’aspect ophidien… Mais la tĂ©nèbre du Chant l’emportait chaque fois sur cette vision vacillante. Le chuchotement reprenait, dont chaque mot ranimait, exacerbait son dĂ©sir. Ses fantasmes les plus impĂ©rieux se jouaient dans sa nuit intĂ©rieure, en un théâtre oĂą un autre lui-mĂŞme expĂ©rimentait les mille inventions de sa libido hypertrophiĂ©e. Des femmes liaient son avatar dans toutes sortes de postures, sur toutes sortes d’instruments de torture, le manipulaient, efficaces, indiffĂ©rentes au plaisir comme Ă  la souffrance qu’elles lui dispensaient alternativement. De brutales et rĂ©solues gaillardes, de dodues commères ballottant de leurs seins et de leur ventre, penchĂ©es au-dessus de lui, ricanantes, Ă©ructant des insultes, des commentaires dĂ©licieusement vulgaires. Des vĂ©nus prĂ©historiques agitant des croupes dĂ©mesurĂ©es en un dandinement rituel, en une danse jubilatoire, en un prĂ©lude prĂ©parant le supplice qu’elles lui infligeraient bientĂ´t. Ă€ ses grossières et violentes matrones succĂ©daient de graciles beautĂ©s, des houris miraculeusement belles. Ce serait elles, il le savait, qui l’amèneraient Ă  l’anĂ©antissement final…

 

 

 

 

Full Moon, Ann Clark

 

 

 

Une version fĂ©minine d’Ă›manggô…

 

 

 

 

 

 

 

Justice poĂ©tique (nouvelle) : Égorger un ancien lĂ©gionnaire et rencontrer un chat tĂ©lĂ©pathe. Vendre son âme en Ă©change d’un corps tout neuf… Simone Morandis ne sait pas encore qu’elle va vivre la nuit la plus importante de sa misĂ©rable existence... Disponible chez Amazon.

 

 

 

 

 

 

 

 

— THE END —

Pour l’instant du moins…